L'écharpe sans noeud : avis mitigé
En voulant faire un panorama des offres qui existent sur le marché des écharpes porte-bébé neuves et d'occasion, j'ai vu qu'il existe des écharpes sans noeud, dont on peut raisonnablement penser que si elles existent c'est parce qu'il y a une raison. Mais le hic, c'est que quand je suis tombée sur des photos en gros plan tous mes poils se sont mis au garde-à-vous : une belle couture court dans la largeur de ce qui s'avère être, non pas une écharpe, mais chacun des deux tubes formant le dispositif (appelons ça comme ça) confectionné dans une matière élastique pour pouvoir y loger le bébé.
Je tiens à préciser qu'on obtient le même résultat avec une écharpe en croisé simple, ou bien en position "bandoulière" pour porter en berceau ou sur la hanche, ou encore avec un sling. Si le besoin sous-jacent est de pouvoir porter l'enfant et l'en descendre facilement, l'écharpe de portage est déjà une réponse adéquate.
Récapitulons : deux tubes se retrouvent métamorphosés en une écharpe, des coutures en largeur pas très sécurisantes, à ces endroits une sur-épaisseur pas forcément confortable, un tissu élastique qui rapidement montrera ses limites. Ouf !
Eh bien non, pas ouf. Le coup de grâce est arrivé quelques minutes plus tard à la vue d'une version perfectionnée : "l'écharpe" (maintenant je mets des guillemets) sans noeud réglable grâce à des fermeture à glissières. Comme ça, en plus des sur-épaisseurs on a une certaine rigidité, mais est-ce plus solide pour autant ? On a tous fait au moins une fois l'expérience de la fermeture Eclair qui lâche. Mais c'est réglable (3 ou 4 positions). Au passage, l'écharpe l'est aussi (une infinité de positions).
Ça me ferait presque rire si je n'avais pas lu ce court mais saisissant récit d'une maman dont le bébé en est tombé (et combien d'autres, dont la mère n'a osé témoigner par peur d'être mise au banc des accusés ?) Attention, danger !
Non, franchement, un peu de sérieux. Tant de personnes s'inquiètent de la qualité du tissu, de savoir (ou pas, tellement ça paraît évident) si l'écharpe est en un seul morceau, et on nous refourgue ça ? Encore une fois c'est la logique industrielle qui l'emporte et dénature les idées simples en exploitant nos peurs au lieu de les désamorcer. Parce qu'en plus du besoin recevable de pouvoir manier un porte-bébé avec facilité, je pense à la crainte moins souvent avouée, mais tout autant recevable, de ne pas savoir faire les noeuds.
Or, sachez-le : quand un industriel identifie une peur il la transforme en besoin, c'est le métier de ses commerciaux. Peu importe que ça soit bon ou pas pour nous, du moment que ça nous fait plaisir. Et que ça lui rapporte, parce que dès lors nous sommes prêts à payer un prix parfois surévalué, voire franchement disproportionné.
Quant à nous, humains, sachons reconnaître nous aussi notre part de responsabilité : nous sommes paresseux de nature et préférons souvent fuir plutôt que d'affronter. Si je puis oser cette image, l'industriel nous pousse du côté où nous allons tomber.
Alors qu'en fait c'est tout simple : en matière de portage il n'y a pas à avoir de savoir pur, seulement du savoir-faire. Tous les porteurs et porteuses ont commencé par ne savoir presque rien faire et sont arrivés à quelque chose.
Déjà, vous savez faire un noeud plat. Ensuite vous saurez manier le tissu et placer votre bébé. Et pour ça il faut pratiquer, s'entraîner, jauger de l'effet, réajuster, recommencer, puis y arriver. S'il devait y avoir un secret, ce serait de savoir s'écouter et se faire confiance.
Je sens là un vague malaise. Ai-je dit un gros mot ? Réessayons : s'écouter et se faire confiance ... c'est bien ça, hein ? Et si on commençait par défaire ce noeud-là et regarder tomber toutes les pierres qui sont dedans ?
Je tiens à préciser qu'on obtient le même résultat avec une écharpe en croisé simple, ou bien en position "bandoulière" pour porter en berceau ou sur la hanche, ou encore avec un sling. Si le besoin sous-jacent est de pouvoir porter l'enfant et l'en descendre facilement, l'écharpe de portage est déjà une réponse adéquate.
Récapitulons : deux tubes se retrouvent métamorphosés en une écharpe, des coutures en largeur pas très sécurisantes, à ces endroits une sur-épaisseur pas forcément confortable, un tissu élastique qui rapidement montrera ses limites. Ouf !
Eh bien non, pas ouf. Le coup de grâce est arrivé quelques minutes plus tard à la vue d'une version perfectionnée : "l'écharpe" (maintenant je mets des guillemets) sans noeud réglable grâce à des fermeture à glissières. Comme ça, en plus des sur-épaisseurs on a une certaine rigidité, mais est-ce plus solide pour autant ? On a tous fait au moins une fois l'expérience de la fermeture Eclair qui lâche. Mais c'est réglable (3 ou 4 positions). Au passage, l'écharpe l'est aussi (une infinité de positions).
Ça me ferait presque rire si je n'avais pas lu ce court mais saisissant récit d'une maman dont le bébé en est tombé (et combien d'autres, dont la mère n'a osé témoigner par peur d'être mise au banc des accusés ?) Attention, danger !
Non, franchement, un peu de sérieux. Tant de personnes s'inquiètent de la qualité du tissu, de savoir (ou pas, tellement ça paraît évident) si l'écharpe est en un seul morceau, et on nous refourgue ça ? Encore une fois c'est la logique industrielle qui l'emporte et dénature les idées simples en exploitant nos peurs au lieu de les désamorcer. Parce qu'en plus du besoin recevable de pouvoir manier un porte-bébé avec facilité, je pense à la crainte moins souvent avouée, mais tout autant recevable, de ne pas savoir faire les noeuds.
Or, sachez-le : quand un industriel identifie une peur il la transforme en besoin, c'est le métier de ses commerciaux. Peu importe que ça soit bon ou pas pour nous, du moment que ça nous fait plaisir. Et que ça lui rapporte, parce que dès lors nous sommes prêts à payer un prix parfois surévalué, voire franchement disproportionné.
Quant à nous, humains, sachons reconnaître nous aussi notre part de responsabilité : nous sommes paresseux de nature et préférons souvent fuir plutôt que d'affronter. Si je puis oser cette image, l'industriel nous pousse du côté où nous allons tomber.
Alors qu'en fait c'est tout simple : en matière de portage il n'y a pas à avoir de savoir pur, seulement du savoir-faire. Tous les porteurs et porteuses ont commencé par ne savoir presque rien faire et sont arrivés à quelque chose.
Déjà, vous savez faire un noeud plat. Ensuite vous saurez manier le tissu et placer votre bébé. Et pour ça il faut pratiquer, s'entraîner, jauger de l'effet, réajuster, recommencer, puis y arriver. S'il devait y avoir un secret, ce serait de savoir s'écouter et se faire confiance.
Je sens là un vague malaise. Ai-je dit un gros mot ? Réessayons : s'écouter et se faire confiance ... c'est bien ça, hein ? Et si on commençait par défaire ce noeud-là et regarder tomber toutes les pierres qui sont dedans ?
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Doma
J'y ai vu de magnifiques :ironie: face au monde bébé pendant soutenu par ses parties ?!?
Une maman portant des jumelles ainsi!?! :horreur:
Et c'est bien beau de taper sur la concurrence ainsi, mais quand on voit ce que vous commercialisez (non je ne peux pas les appeler écharpes!) et les installations que vous cautionnez c'est se ficher du monde!
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